J'avais joué au football, et j'en étais malade. J'ai tant de fois participé à des activités de groupe, et j'en étais déçu. Et quand je me suis mis à faire du tennis, ça a été le bonheur.
D'aucuns me demanderont pourquoi, je m'en vais vous le dire, et vous montrer que toute activité au monde pourrait se comparer à ce tennis, toute activité, y compris le sexe, la politique, la musique de groupe, les réunions mondaines. L'ONU même pourrait s'inspirer de cette leçon de démocratie.
Dans toutes ces réunions, essayez de bien regarder combien ceux qui souhaitent à tout prix dominer les autres, anticiper une victoire, prendre la parole à tout bout de champ, ne donner aux autres que des miettes, voire les miettes de miettes…
Regardez ces rares personnes qui ont envie d'être justes, de donner une chance à autrui, ils s'ennuient, perdent leurs repères, mais sont parfaitement conscients du mal fait par les autres, et n'ont point envie de se retrouver dans les mêmes situations…
Le tennis :
Regardez un match de tennis. D'abord même un joueur faible a toutes les chances, les mêmes chances que son adversaire, de taper de la balle, de jouer…Il est dans son fief, dans son court, il court ou ne court pas, il use de son propre style. Il ne peut en aucun cas se sentir brimé comme lors dans un match de foot ou de hand, oû toutes les balles pourraient être dirigées vers quelqu'un de particulier. Au tennis, bien sûr que le plus fort gagnera, mais sans s'accaparer la balle, sans s'accaparer la parole, sans s'accaparer le micro. L'impression est que le plus faible même dans un jeu à quatre, aura eu autant de chances que les trois autres joueurs.
Y a-t'il autre situation oû l'on pourrait avoir pareil sentiment ? Sans doute pas, ou bien c'est rare..
Les politiciens devraient penser à ces courts de tennis quand ils veulent parler de démocratie, de justice. Les décideurs de toutes sortes devraient s'inspirer de cette situation avant de se dire, tiens j'ai bien reçu mes invités, je leur ai laissé la parole, j'ai été équitable. J'ai même pu montrer toutes mes qualités de bon parleur, sans que qui que ce soit ait senti que j'ai accaparé la parole, parce que j'ai parlé peu et bien. |